SOURCES DES PROBLÈMES DE RESPIRATION (Lettres en main)

Le système respiratoire est exposé à tout ce qui flotte dans l’air.  En fait, quand on prend une respiration, on fait entrer dans nos poumons toutes sortes de choses qu’on ne voit pas nécessairement.  Certaines sont mauvaises pour la santé.  Les plus dangereuses sont les suivantes : les virus et les bactéries, les polluants atmosphériques, la fumée du tabac et les polluants industriels.

Les virus et les bactéries : Tout d’abord, il faut faire la différence entre un virus et une
bactérie.  Une bactérie est un petit organisme qui peut causer des maladies comme  la pneumonie ou la tuberculose. Habituellement les antibiotiques peuvent détruire les bactéries.  Le virus, lui, est un
organisme beaucoup plus petit qu’une bactérie.  Par exemple, la grippe est causée par un virus.  Comme   les  antibiotiques qui n’ont pas d’effet sur les virus , il est plus difficile de s’en débarrasser.

Les polluants atmosphériques : L’air que l’on respire n’est pas très pur.  Il contient toutes sortes de polluants : monoxyde de carbone qui vient des autos, fumée et produits chimiques qui sortent des cheminées, particules de goudron qui viennent de l’asphalte, fumée de barbecue, poussières de toutes sortes, etc. Même l’air de nos maisons est rempli de produits chimiques : colles, peinture, produits de nettoyage, désodorisants, solvants, isolants dans les murs, etc.  En fait, la vie moderne nous a mis en contact avec toutes sortes de produits qui polluent l’atmosphère.

La fumée du tabac : La fumée du tabac, c’est de la pollution qui entre directement dans les poumons.  Elle se compose de milliers de produits chimiques.  La plupart d’entre eux
sont dangereux pour la santé.  Toutefois, les plus nocifs sont le goudron et le monoxyde de carbone.  Le goudron endommage les tissus délicats des alvéoles pulmonaires.  Quant au monoxyde de carbone, il empêche une partie de l’oxygène de se rendre aux cellules.

Les polluants industriels : Certains milieux de travail sont très dangereux pour le système respiratoire.  En effet, on y trouve un grand nombre de produits qui dégagent des substances toxiques sous formes de poussière, de vapeur, de gaz ou de fumée. Ces substances restent dans l’air.  Avec le temps, elles s’accumulent dans les poumons et peuvent causer des maladies graves.

PRÉSENTATION DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE (Lettres en main)

Le système respiratoire comporte plusieurs parties : le nez et la bouche, la trachée, les bronches et les poumons.

Le nez et la bouche : Ce sont les portes d’entrée de l’air.  Ils permettent de le réchauffer, de le rendre plus humide et d’empêcher certaines particules comme la poussière ou le pollen de pénétrer dans les bronches et les poumons.

La trachée : C’est une sorte de tube qui permet à l’air de se rendre  jusqu’aux bronches.

Les bronches : Ce sont les conduits qui permettent à l’air d’entrer dans les poumons et d’en sortir.  Les bronches se divisent en parties de plus en plus petites.  Elles ont un peu la forme d’un arbre à l’envers.

Les poumons : Ce sont eux qui permettent de respirer.  Ils sont accrochés aux côtes et soutenus par un muscle, le diaphragme.  Les poumons ont un peu la consistance d’une grosse éponge élastique.  Le poumon droit contient trois lobes tandis que le poumon gauche n’en contient que deux afin de laisser de la place pour le cœur.  Les poumons sont composés des bronchioles et des alvéoles
pulmonaires.

Les bronchioles : Ce sont les plus petites parties des bronches.  Elles se terminent par les alvéoles pulmonaires.

Les alvéoles pulmonaires : Ce sont de petits sacs remplis d’air où passent des vaisseaux sanguins très fins.  Il y en a des millions.  C’est là que l’oxygène pénètre dans le sang.

Le diaphragme : C’est un muscle en forme de parachute qui se trouve sous les poumons. C’est lui qui permet aux poumons de se gonfler et de se dégonfler.

COMMENT ÇA FONCTIONNE ?
Il peut sembler simple d’expliquer comment fonctionne la respiration.  Il s’agit d’inspirer de l’air pour se sentir bien et d’expirer du gaz carbonique.  Toutefois, quand on s’y arrête, c’est un peu plus compliqué.
En fait, que se passe-t-il lors de la respiration?

Tout d’abord, il faut savoir que c’est le cerveau qui règle automatiquement la respiration.  C’est
pourquoi on respire sans y penser la plupart du temps.

Lorsqu’on a besoin d’oxygène, on va le chercher en aspirant l’air extérieur.  Le diaphragme se contracte, ce qui augmente le volume de la cage thoracique.  Ainsi, les poumons s’étirent et aspirent l’air à l’intérieur.

L’air entre donc par le nez ou la bouche, traverse la trachée et les bronches pour se rendre finalement dans les alvéoles pulmonaires. Les parois des alvéoles sont un peu comme un tissu très fin.  Elles laissent passer l’oxygène, mais empêchent le sang de traverser.  L’oxygène peut donc traverser les parois des alvéoles pour entrer dans les globules rouges du sang.

Les globules rouges transportent l’oxygène dans toutes les cellules du corps par les artères et ramassent le gaz carbonique qui s’y trouve.

Les globules rouges reviennent aux poumons par les veines pour décharger le gaz carbonique dans les alvéoles. Le gaz carbonique remonte dans les bronches et sort du corps par le nez ou la bouche lors de l’expiration.

Au repos, on respire entre 12 et 15 fois par minute, plus souvent si on fait un effort physique.

LA MÉDECINE (lettres en main)

Grâce à la prévention et à la recherche en médecine, les chances de survie sont de plus en plus grandes. Voici certains des outils dont disposent les médecins pour intervenir sur ces terribles maladies.
LES EXAMENS

Il y a un grand nombre d’examens et de tests pour savoir si une personne a des problèmes de coeur ou de circulation du sang. En voici quelques-uns :
LE STÉTHOSCOPE
Le stéthoscope est un appareil qui permet au médecin d’entendre les sons émis par le coeur et la circulation du sang.

LA PRISE DE SANG
La prise de sang permet de savoir la composition du sang.Par exemple, s’il y a trop de mauvais cholestérol ou pas assez de plaquettes ou de globules rouges dans le sang.

L’ÉCTROCARDIOGRAPHIE
C’est un examen qui permet d’obtenir un graphique de l’activité électrique du cœur : un électrocardiogramme (ECG). Il peut fournir des renseignements importants sur le rythme cardiaque, la taille du coeur, la présence de lésions et l’activité électrique du coeur.

L’ÉCTROCARDIOGRAPHIE À L’EFFORT
C’est un examen qui enregistre la réaction du coeur lors d’un exercice. Le tracé obtenu s’appelle
électrocardiogramme à l’effort (ECG à l’effort). Pendant que la personne marche sur un tapis roulant, on surveille la tension artérielle, la fréquence cardiaque et l’activitéé lectrique du coeur. On fait passer ce test aux personnes qui ont des douleurs à la poitrine, des battements cardiaques irréguliers, des battements très rapides ou très lents, des palpitations, des étourdissements ou une fatigue excessive.

L’ÉCHOCARDIOGRAPHIE
Cet examen consiste à faire rebondir des ondes sonores sur le coeur. Les échos sont visibles sur un
écran. On peut ainsi voir la circulation du sang dans le coeur. L’appareil est semblable à celui utilisé pour voir le foetus des femmes enceintes.

LA SCANOGRAPHIE AU THALLIUM
Le thallium est un métal radioactif. On en injecte une petite quantité dans une veine. Grâce à une caméra spéciale, on peut voir le sang qui circule dans le coeur. On utilise souvent cet examen après une crise cardiaque pour voir à quel point le coeur a été endommagé. En effet, le sang ne se rend pas dans les endroits où les cellules sont mortes.

L’ANGIOGRAPHIE
Cet examen consiste à introduire un tube dans une veine pour injecter un produit qui permet de voir les vaisseaux sanguins sur une radiographie. On peut ainsi identifier les problèmes au niveau des artères coronaires.

LES MÉDICAMENTS
Il y a des centaines de médicaments pour le coeur. Il serait impossible de tous les nommer. Toutefois, il peut être utile de connaître les principaux genres de médicaments utilisés : Les médicaments qui servent à rendre les battements du coeur plus réguliers et à diminuer l’hypertension, comme les bêtabloquants ou la digitaline. Les médicaments comme l’aspirine et l’héparine qui empêchent les caillots de se former ou qui peuvent même les dissoudre.
Les médicaments comme les diurétiques qui diminuent la quantité d’eau et de sel dans le corps, ce qui abaisse la tension artérielle.

Les médicaments comme la nitroglycérine qui dilatent les vaisseaux sanguins, ce qui permet au coeur de faire son travail plus facilement.

LA CHIRURGIE
Il existe un grand nombre d’interventions chirurgicales pour les maladies du coeur et des vaisseaux sanguins. Voici les plus courantes :

Pacemaker
L’installation d’un stimulateur cardiaque (ou pacemaker). C’est un appareil qui envoie des petits chocs électriques qui permettent de faire battre le coeur à un rythme normal. Il est composé d’un petit générateur de la grosseur d’une montre et de fils électriques qui relient l’appareil au coeur. La transplantation cardiaque consiste à remplacer le coeur malade d’une personne par celui d’un donneur. Cette opération est assez compliquée, car il faut reconnecter toutes les veines et les artères. Elle est souvent tentée en dernier recours parce que les risques de rejet sont très grands. En effet, le système immunitaire a tendance à attaquer le nouvel organe, comme si c’était un microbe.
L’angioplastie consiste à élargir un vaisseau sanguin qui est rétréci par l’athérosclérose. Il y a plusieurs types d’angioplastie, mais le plus courant est l’angioplastie par ballonnet. Tout d’abord, on introduit un tube avec un ballonnet à son extrémité dans un vaisseau sanguin. Une fois qu’on a trouvé où le vaisseau est bloqué, on gonfle le ballonnet qui écrase la plaque d’athérosclérose contre les parois de l’artère. Une fois l’artère débloquée, on dégonfle le ballonnet et on retire le tube.

Le pontage coronarien est une opération à coeur ouvert. Il s’agit de dévier la circulation du sang
pour contourner une artère bloquée. On commence par prélever une partie de veine ou d’artère dans la jambe ou la poitrine du patient. Ensuite, on relie cette partie aux artères du coeur afin de faire faire un détour au sang, un peu comme on d étourne la circulation pour réparer une route.

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